La course fût longue, très longue. Aucun des deux amoureux ne tenaient à se faire rattraper par cette bande de jeunes hommes complètement fous et obsédés. Ils courraient, encore et encore jusqu'à pouvoir tourner dans une petite ruelle, à l'abri de tous les regards, qu'ils soient bons ou mauvais. Les deux tourtereaux avaient besoin d'être seuls, dans les bras l'un de l'autre, ils avaient besoin de se retrouver, de faire communiquer leur coeur à travers leurs battements. Quelques centaines de mètres les séparaient maintenant de cette gare infestée de mauvaises personnes, et quelques kilomètres les séparaient aussi de la maison de l'androgyne... Avec un peu de chance, ils y seraient le soir même.
Le jeune dreadé serrait son amour dans ses bras aussi fort qu'il le pouvait, l'encerclant par sa taille frêle. Il lui avait toujours promis que personne ne le toucherait, que plus personne ne lui porterait atteinte de cette façon... Et il n'avait pas réussi, il n'avait pas tenu sa promesse.
-Pardonne moi bébé.
-Tom, pourquoi tu dis ça?
-J't'ai promis de faire attention à toi.
-Tu as été là pour moi mon coeur, je t'aime. T'as pas à t'en vouloir.
Le bel androgyne avait plongé son visage dans le creux du cou de son chéri, laissant ses bras s'encercler autour de ce dernier, sans le serrer trop fort, mais juste assez pour le sentir très proche de lui, sentir les battements de son coeur battre contre sa propre poitrine. Il laissa ses lèvres se poser sur sa peau pour y déposer quelques tendres et doux baisers comme pour lui faire comprendre par un autre moyen qu'il ne lui en voulait absolument pas, qu'il n'y était pour rien.
Tom remonta doucement ses mains jusqu'à son visage pour enfin les déposer sur les joues de son amoureux et reculer son visage, avec douceur toujours. Il fit entrer leurs lèvres chaudes et humides en contact, doucement pour commencer, puis le jeune blond laissa sa langue caresser la lèvre inférieure de Bill pour l'insciter à le laisser aller plus loin, ce que ce dernier fit sans rechigner. Le brun entre-ouvra lentement sa bouche, permettant alors à leurs deux muscles de commencer une danse plus que sensuelle. Un baiser langoureux et rempli d'amour et de tendresse s'en suivit, durant quelques minutes à se titiller, se mordiller. C'est tout ce dont Bill avait besoin, et Tom l'avait bien compris. Ils se reculèrent d'un même mouvement, et un sourire prit place au même moment sur leurs deux visages.
-Je t'aime Bill...
-Moi aussi je t'aime.
-J'te jure, on sera rapidement chez toi, tu reprendras une vie normale, tu seras heureux.
-J'le suis... quand je suis avec toi.
-T'es un amour.
-Dis... ils t'ont fait mal hein.
-Non ça va.
-Si... Tu saignes un peu.
En disant cela, le beau brun passa tout doucement ses doigts manucurés sur la joue égratignée de son amoureux, sans le quitter des yeux. Ce dernier souriait tendrement, plongeant son regard dans les yeux noirs de l'androgyne, touché par la douceur qu'il employait avec lui, touché par la tendresse dont il faisait preuve.
-Ca va Bill, j'te jure.
-Comment tu as fais pour me rejoindre?
-Un héro ne dévoile jamais ses petites astuces.
-Toom! Vantard!
-Quoi?! C'est pas vrai?
-Si... bien sur.
L'androgyne lui adressa un petit sourire en coin, accompagné d'un clin d'oeil puis reposa tendrement ses lèvres sur celles de son amoureux, lui transmettant tout son amour, toute sa reconnaissance, toute sa tendresse et son remerciement. Le baiser fût de courte durée, même si tous les deux auraient aimé que ce moment de tendresse dure une eternité, ils n'avaient pas oublié qu'ils devaient reprendre leur route, à l'affût du bonheur eternel...esperons le.
-On y va bébé?
-Oui.
Et c'est ainsi que Tom et Bill, les deux coeurs comblés de bonheur, se remirent en marche en direction du domicile du brun.
La route était longue et semblait sans fin, pourtant, petit à petit, ils s'en approchaient, ils se rapprochaient de cette maison tant attendue. Les panneaux les renseignaient très bien et facilement sur le chemin à emprunter. D'ailleurs...
-Plus qu'un kilomètre Bill.
-Enfin!
Il était temps en effet, le ventre mais surtout, l'estomac des jeunes hommes commençaient à se tordre dans tous les sens. Aucun n'avait mangé depuis la veille et ça se faisait ressentir. Il était 18h, heureusement, il faisait encore jour et quelques magasins étaient ouverts, tout près d'eux.
-Tu veux qu'on aille chercher à manger?
-Non non, aller vient. On y est presque.
-D'accord.
Le jeune dreadé lui souria, amusé puis passa tendrement sa main sur le petit ventre de son amoureux tout en l'embrassant dans le cou, tendrement et amoureusement, les yeux fermés. Le brun lui, souriait tout en continuant d'avancer et serra doucement la main de Tom sans la sienne en entrelaçant leurs doigts. S'ils continuaient à ce rythme là, ils n'étaient pas prêts d'arriver c'est certain... et pourtant, c'est tellement bon de se sentir aimer de cette façon. Aimer, respecter...Deux verbes qui vont tellement bien ensemble. Tout comme les deux amoureux. Ils s'aiment et se respectent, quoi de plus beau?
Un petit moment plus tard, Bill se tourna vers Tom et posa ses mains sur ses épaules, le sourire aux lèvres.
-Tom... arrêtes, j'vais avoir envie de toi après.
C'est à ce moment là que l'androgyne se maudissait d'avoir parlé sans réfléchir. Evidemment, il aimait Tom, ça lui arrivait de le désirer vraiment fort mais il ne se sentait toujours pas prêt à franchir ce cap. Le dreadé le savait bien sûr, mais l'occasion était trop belle pour ne pas le taquiner un petit peu.
-Mmh. Voilà qui est fort interessant.
-Je...Tom.
-Oui mon coeur?
-A..arrête.
En effet, le jeune homme était en train d'entrainer son coeur, comme il le disait si bien, dans une autre petite ruelle. Heureusement, la ville était assez deserte.
Tom passa alors tendrement sa main sous le tee-shirt de Bill, le mitraillant de baisers plus sensuels les uns que les autres dans le cou, sur sa joue, sur ses lèvres alors que l'androgyne lui, semblait un peu paralysé et se maudissait encore plus d'avoir parler. Bon, il s'était déjà retrouvé en boxer devant son homme mais rien de plus et là... le blond devenait de plus entreprenant puisqu'il se résigna à laisser le tee-shirt de son chéri en place et s'en prendre directement à son pantalon, qu'il abaissa doucement après avoir détaché sa ceinture.
-T..Tom...Qu'est ce que tu fais?
-T'as envie de moi non?
-Pas maintenant...On doit rentrer avant.
-T'as peur?
-Je..non! Enfin...un peu.
-J't'aurais rien fais mon coeur, aller, on y va.
Il lui adressa un petit clin d'oeil tout en remontant doucement son pantalon et en remettant les passants de sa ceinture en place. Après ça, il l'embrassa tendrement pour ensuite prendre sa main dans la sienne et reprendre leur route.
Il y a plus d'un an, Bill vivait un cauchemard.
Il y a plus d'un an, Tom perdait son père pour cause d'emprisonnement.
Il y a quelques semaines, Bill et Tom se recontraient.
Il y a quelques jours, Bill et Tom s'enfuyaient d'un pensionnat.
Il y a quelques jours, la maison était encore loin.
Il y a quelques minutes, ils s'en approchaient.
Maintenant, ils y sont.
Là, devant eux, se trouvait la maison de Bill et de sa chère et tendre maman. Il s'arrêta brusquement, les yeux rivés sur cette bâtisse, un léger sourire ornant son visage d'ange. Evidemment, Tom avait deviné. Il se doutait que ce qui donnait ce sourire à son amoureux, c'était cette maison... Et bien sûr, sa maman qui se trouvait à l'intérieur.Depuis le temps qu'il rêvait de la rejoindre, il ne lui en voulait même pas pour ce qu'elle avait fait, certes, il avait souffert en attérissant dans ce pensionnat mais, grâce à ça, il avait rencontré son amoureux, l'homme de sa vie. L'homme de sa vie, car oui, Bill était persuadé qu'ils s'aimeraient jusqu'à la fin de leurs jours. Comme dans un conte de fées, car au fond... son histoire était un peu comme un conte de fées, "la belle princesse" ou plutôt le bel androgyne sauvée par un prince charmant...ils s'enfuyaient, et allaient vivre une belle et heureuse vie, ensemble... dans leur demeure...
-On y est Bill Trumper...
-Ouais... On y est... Tom...
Gros blanc... Il connaissait Tom depuis un moment quand même, et il ne connaissait même pas son nom de famille. Il grimaça légèrement sans le quitter des yeux, ce qui amusa le dreadé. Ce dernier s'approcha du brun et passa ses bras autour de sa taille.
-Tom Kaulitz.
-Q...quoi?!
Ce nom.
Le nom de son père.
Le nom de son violeur.
Le nom de celui qui l'a rendu si méfiant.
Le nom de celui qui a détruit sa vie...
Bill prit peur et se défit de l'emprise de son amoureux pour reculer rapidement.
Une voiture arrivait vite, trop vite..Un klaxon stridant...
Mais heureusement, le bras protecteur du blond empoigna celui de Bill fortement pour le ramener contre lui. Quelques débattements s'en suivit mais Tom était plus fort, il réussit donc à le maintenir contre lui et se calmer doucement, en lui murmurant des mots doux à l'oreille, en lui caressant tendrement les cheveux.
-Bébé..Qu'est ce qu'il ya?
-Tom...Mon père... Il s'appele Kaulitz. Jörg Kaulitz.
-Mon Dieu..
-Quoi?! Tom!! Qu'est ce qui s'passe?!!
-Je...mon père...Il porte le même nom. Jörg Kaulitz..
-C'est impossible, y'en a pas 50 dans la région et...oh non Tom, m'dis pas que...
-Comment...j'connais juste le prénom de ma mère...Comment s'appelle la tienne?
-J'ai peur de le dire maintenant.
-Bill...aller.
-Simone.
-P'tin... les enfoirés!
-Quoi?
Bien évidemment, c'était assez simple.
Les mêmes parents, il n'y avait pas d'autres solutions...ils étaient frères... mais la détresse était tellement grande que pour l'androgyne, ça devenait trop compliqué de réfléchir. Il pensait encore aux paroles de son amoureux "Tom Kaulitz", décidemment, son cauchemard le poursuivait partout.
-On est frères.
-Non!! C'est pas possible! Tu m'aimes! Je t'aime! On peut pas être frères.
-Chut...
En disant cela, le blond passa ses mains sur les joues de Bill, les caressant tendrement à l'aide de ses pouces, tout en plongeant son regard dans celui de l'androgyne, complètement paniqué.
Comment est-ce possible? Comment ses parents avaient pû leur cacher quelque chose d'aussi important?
Et malgré tout, le dreadé approcha lentement son visage de celui du brun et posa amoureusement ses lèvres sur les siennes, laissant une nouvelle fois leurs langues se caresser et danser ensemble. Il se recula ensuite tout doucement, après avoir mordiller tendrement sa lèvre inférieure puis tourna son regard vers la maison de Bill.
-Vient bébé...On va avoir nos réponses.
-Tom... attend.
-Qu'est ce qu'il y a?
-Si...si j'suis ton frère...Comment on va faire? Je t'aime...
-Moi aussi je t'aime, ça ne changera rien. J'peux pas me passer de toi, de tes lèvres. Tu n'as pas à t'inquiéter, j'te laisserais jamais.
Le voilà rassuré, l'homme de sa vie, son prince charmant ne le laisserait pas pour une autre princesse... Ils étaient l'élus de leurs coeurs et pour rien au monde Bill n'échangerait sa place. Tom était un être extraordinaire, plein de tendresse et d'amour à donner.
Les "frères" s'avançaient maintenant tranquillement vers la maison de l'androgyne, le coeur battant à tout rompre et la peur envahissait ses yeux. Le dreadé se décida à frapper à la porte remarquant que son chéri était dans l'incapacité de le faire, laissant enfin la vue sur la maman si belle du beau brun...
Comment allait-elle réagir en les voyant tous les deux? Allait-elle reconnaitre son fils immédiatemment? Allait-elle répondre à leurs questions? Mais surtout... comment allait-elle prendre le fait qu'ils s'aiment plus que tout?
Encore désolée...
Pliiizouille => *
Le jeune dreadé serrait son amour dans ses bras aussi fort qu'il le pouvait, l'encerclant par sa taille frêle. Il lui avait toujours promis que personne ne le toucherait, que plus personne ne lui porterait atteinte de cette façon... Et il n'avait pas réussi, il n'avait pas tenu sa promesse.
-Pardonne moi bébé.
-Tom, pourquoi tu dis ça?
-J't'ai promis de faire attention à toi.
-Tu as été là pour moi mon coeur, je t'aime. T'as pas à t'en vouloir.
Le bel androgyne avait plongé son visage dans le creux du cou de son chéri, laissant ses bras s'encercler autour de ce dernier, sans le serrer trop fort, mais juste assez pour le sentir très proche de lui, sentir les battements de son coeur battre contre sa propre poitrine. Il laissa ses lèvres se poser sur sa peau pour y déposer quelques tendres et doux baisers comme pour lui faire comprendre par un autre moyen qu'il ne lui en voulait absolument pas, qu'il n'y était pour rien.
Tom remonta doucement ses mains jusqu'à son visage pour enfin les déposer sur les joues de son amoureux et reculer son visage, avec douceur toujours. Il fit entrer leurs lèvres chaudes et humides en contact, doucement pour commencer, puis le jeune blond laissa sa langue caresser la lèvre inférieure de Bill pour l'insciter à le laisser aller plus loin, ce que ce dernier fit sans rechigner. Le brun entre-ouvra lentement sa bouche, permettant alors à leurs deux muscles de commencer une danse plus que sensuelle. Un baiser langoureux et rempli d'amour et de tendresse s'en suivit, durant quelques minutes à se titiller, se mordiller. C'est tout ce dont Bill avait besoin, et Tom l'avait bien compris. Ils se reculèrent d'un même mouvement, et un sourire prit place au même moment sur leurs deux visages.
-Je t'aime Bill...
-Moi aussi je t'aime.
-J'te jure, on sera rapidement chez toi, tu reprendras une vie normale, tu seras heureux.
-J'le suis... quand je suis avec toi.
-T'es un amour.
-Dis... ils t'ont fait mal hein.
-Non ça va.
-Si... Tu saignes un peu.
En disant cela, le beau brun passa tout doucement ses doigts manucurés sur la joue égratignée de son amoureux, sans le quitter des yeux. Ce dernier souriait tendrement, plongeant son regard dans les yeux noirs de l'androgyne, touché par la douceur qu'il employait avec lui, touché par la tendresse dont il faisait preuve.
-Ca va Bill, j'te jure.
-Comment tu as fais pour me rejoindre?
-Un héro ne dévoile jamais ses petites astuces.
-Toom! Vantard!
-Quoi?! C'est pas vrai?
-Si... bien sur.
L'androgyne lui adressa un petit sourire en coin, accompagné d'un clin d'oeil puis reposa tendrement ses lèvres sur celles de son amoureux, lui transmettant tout son amour, toute sa reconnaissance, toute sa tendresse et son remerciement. Le baiser fût de courte durée, même si tous les deux auraient aimé que ce moment de tendresse dure une eternité, ils n'avaient pas oublié qu'ils devaient reprendre leur route, à l'affût du bonheur eternel...esperons le.
-On y va bébé?
-Oui.
Et c'est ainsi que Tom et Bill, les deux coeurs comblés de bonheur, se remirent en marche en direction du domicile du brun.
La route était longue et semblait sans fin, pourtant, petit à petit, ils s'en approchaient, ils se rapprochaient de cette maison tant attendue. Les panneaux les renseignaient très bien et facilement sur le chemin à emprunter. D'ailleurs...
-Plus qu'un kilomètre Bill.
-Enfin!
Il était temps en effet, le ventre mais surtout, l'estomac des jeunes hommes commençaient à se tordre dans tous les sens. Aucun n'avait mangé depuis la veille et ça se faisait ressentir. Il était 18h, heureusement, il faisait encore jour et quelques magasins étaient ouverts, tout près d'eux.
-Tu veux qu'on aille chercher à manger?
-Non non, aller vient. On y est presque.
-D'accord.
Le jeune dreadé lui souria, amusé puis passa tendrement sa main sur le petit ventre de son amoureux tout en l'embrassant dans le cou, tendrement et amoureusement, les yeux fermés. Le brun lui, souriait tout en continuant d'avancer et serra doucement la main de Tom sans la sienne en entrelaçant leurs doigts. S'ils continuaient à ce rythme là, ils n'étaient pas prêts d'arriver c'est certain... et pourtant, c'est tellement bon de se sentir aimer de cette façon. Aimer, respecter...Deux verbes qui vont tellement bien ensemble. Tout comme les deux amoureux. Ils s'aiment et se respectent, quoi de plus beau?
Un petit moment plus tard, Bill se tourna vers Tom et posa ses mains sur ses épaules, le sourire aux lèvres.
-Tom... arrêtes, j'vais avoir envie de toi après.
C'est à ce moment là que l'androgyne se maudissait d'avoir parlé sans réfléchir. Evidemment, il aimait Tom, ça lui arrivait de le désirer vraiment fort mais il ne se sentait toujours pas prêt à franchir ce cap. Le dreadé le savait bien sûr, mais l'occasion était trop belle pour ne pas le taquiner un petit peu.
-Mmh. Voilà qui est fort interessant.
-Je...Tom.
-Oui mon coeur?
-A..arrête.
En effet, le jeune homme était en train d'entrainer son coeur, comme il le disait si bien, dans une autre petite ruelle. Heureusement, la ville était assez deserte.
Tom passa alors tendrement sa main sous le tee-shirt de Bill, le mitraillant de baisers plus sensuels les uns que les autres dans le cou, sur sa joue, sur ses lèvres alors que l'androgyne lui, semblait un peu paralysé et se maudissait encore plus d'avoir parler. Bon, il s'était déjà retrouvé en boxer devant son homme mais rien de plus et là... le blond devenait de plus entreprenant puisqu'il se résigna à laisser le tee-shirt de son chéri en place et s'en prendre directement à son pantalon, qu'il abaissa doucement après avoir détaché sa ceinture.
-T..Tom...Qu'est ce que tu fais?
-T'as envie de moi non?
-Pas maintenant...On doit rentrer avant.
-T'as peur?
-Je..non! Enfin...un peu.
-J't'aurais rien fais mon coeur, aller, on y va.
Il lui adressa un petit clin d'oeil tout en remontant doucement son pantalon et en remettant les passants de sa ceinture en place. Après ça, il l'embrassa tendrement pour ensuite prendre sa main dans la sienne et reprendre leur route.
Il y a plus d'un an, Bill vivait un cauchemard.
Il y a plus d'un an, Tom perdait son père pour cause d'emprisonnement.
Il y a quelques semaines, Bill et Tom se recontraient.
Il y a quelques jours, Bill et Tom s'enfuyaient d'un pensionnat.
Il y a quelques jours, la maison était encore loin.
Il y a quelques minutes, ils s'en approchaient.
Maintenant, ils y sont.
Là, devant eux, se trouvait la maison de Bill et de sa chère et tendre maman. Il s'arrêta brusquement, les yeux rivés sur cette bâtisse, un léger sourire ornant son visage d'ange. Evidemment, Tom avait deviné. Il se doutait que ce qui donnait ce sourire à son amoureux, c'était cette maison... Et bien sûr, sa maman qui se trouvait à l'intérieur.Depuis le temps qu'il rêvait de la rejoindre, il ne lui en voulait même pas pour ce qu'elle avait fait, certes, il avait souffert en attérissant dans ce pensionnat mais, grâce à ça, il avait rencontré son amoureux, l'homme de sa vie. L'homme de sa vie, car oui, Bill était persuadé qu'ils s'aimeraient jusqu'à la fin de leurs jours. Comme dans un conte de fées, car au fond... son histoire était un peu comme un conte de fées, "la belle princesse" ou plutôt le bel androgyne sauvée par un prince charmant...ils s'enfuyaient, et allaient vivre une belle et heureuse vie, ensemble... dans leur demeure...
-On y est Bill Trumper...
-Ouais... On y est... Tom...
Gros blanc... Il connaissait Tom depuis un moment quand même, et il ne connaissait même pas son nom de famille. Il grimaça légèrement sans le quitter des yeux, ce qui amusa le dreadé. Ce dernier s'approcha du brun et passa ses bras autour de sa taille.
-Tom Kaulitz.
-Q...quoi?!
Ce nom.
Le nom de son père.
Le nom de son violeur.
Le nom de celui qui l'a rendu si méfiant.
Le nom de celui qui a détruit sa vie...
Bill prit peur et se défit de l'emprise de son amoureux pour reculer rapidement.
Une voiture arrivait vite, trop vite..Un klaxon stridant...
Mais heureusement, le bras protecteur du blond empoigna celui de Bill fortement pour le ramener contre lui. Quelques débattements s'en suivit mais Tom était plus fort, il réussit donc à le maintenir contre lui et se calmer doucement, en lui murmurant des mots doux à l'oreille, en lui caressant tendrement les cheveux.
-Bébé..Qu'est ce qu'il ya?
-Tom...Mon père... Il s'appele Kaulitz. Jörg Kaulitz.
-Mon Dieu..
-Quoi?! Tom!! Qu'est ce qui s'passe?!!
-Je...mon père...Il porte le même nom. Jörg Kaulitz..
-C'est impossible, y'en a pas 50 dans la région et...oh non Tom, m'dis pas que...
-Comment...j'connais juste le prénom de ma mère...Comment s'appelle la tienne?
-J'ai peur de le dire maintenant.
-Bill...aller.
-Simone.
-P'tin... les enfoirés!
-Quoi?
Bien évidemment, c'était assez simple.
Les mêmes parents, il n'y avait pas d'autres solutions...ils étaient frères... mais la détresse était tellement grande que pour l'androgyne, ça devenait trop compliqué de réfléchir. Il pensait encore aux paroles de son amoureux "Tom Kaulitz", décidemment, son cauchemard le poursuivait partout.
-On est frères.
-Non!! C'est pas possible! Tu m'aimes! Je t'aime! On peut pas être frères.
-Chut...
En disant cela, le blond passa ses mains sur les joues de Bill, les caressant tendrement à l'aide de ses pouces, tout en plongeant son regard dans celui de l'androgyne, complètement paniqué.
Comment est-ce possible? Comment ses parents avaient pû leur cacher quelque chose d'aussi important?
Et malgré tout, le dreadé approcha lentement son visage de celui du brun et posa amoureusement ses lèvres sur les siennes, laissant une nouvelle fois leurs langues se caresser et danser ensemble. Il se recula ensuite tout doucement, après avoir mordiller tendrement sa lèvre inférieure puis tourna son regard vers la maison de Bill.
-Vient bébé...On va avoir nos réponses.
-Tom... attend.
-Qu'est ce qu'il y a?
-Si...si j'suis ton frère...Comment on va faire? Je t'aime...
-Moi aussi je t'aime, ça ne changera rien. J'peux pas me passer de toi, de tes lèvres. Tu n'as pas à t'inquiéter, j'te laisserais jamais.
Le voilà rassuré, l'homme de sa vie, son prince charmant ne le laisserait pas pour une autre princesse... Ils étaient l'élus de leurs coeurs et pour rien au monde Bill n'échangerait sa place. Tom était un être extraordinaire, plein de tendresse et d'amour à donner.
Les "frères" s'avançaient maintenant tranquillement vers la maison de l'androgyne, le coeur battant à tout rompre et la peur envahissait ses yeux. Le dreadé se décida à frapper à la porte remarquant que son chéri était dans l'incapacité de le faire, laissant enfin la vue sur la maman si belle du beau brun...
Comment allait-elle réagir en les voyant tous les deux? Allait-elle reconnaitre son fils immédiatemment? Allait-elle répondre à leurs questions? Mais surtout... comment allait-elle prendre le fait qu'ils s'aiment plus que tout?
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Encore désolée...
Pliiizouille => *
