Dans sa chambre, il était seul mais il vaut mieux être seul que mal accompagné non?
Il était là, étendu de tout son long, sur son lit, son visage caché par l'oreiller, le corps encore quelque peu tremblant.
Il n'avait pas besoin d'imaginer ce qui se serait passé si Nina n'était pas intervenue, ils l'aurait frappé, torturé... comme il le faisait dès qu'ils pouvaient.
Et voilà qu'on refrappait à sa porte, Nina, sûrement, il n'y avait qu'elle qui venait le voir.
-C'est ouvert.
Le grincement de la porte poussait l'androgyne à se redresser. Elle entra et s'approcha doucement du jeune homme. Il était assis contre le mur, son oreiller pressait contre son torse, le regard fixé sur ses jambes repliées.
-Bill, ça va?
-Ui.
-Tu comptais les laisser faire? Il faut que tu te défendes Bill.
Il n'y avait rien à répondre. Elle n'avait jamais été à sa place, jamais elle n'avait été humilié à ce point, jamais elle n'avait été violenté, jamais elle avait vécu ce que Bill avait vécu. Alors comment se défendre face à une bande de brutes? Les frapper ou leur répondre pour qu'ils se moquent encore plus? Pour qu'ils le frappe encore plus?
Elle ignorait tout ce qu'il pouvait ressentir réellement. Elle croit savoir, mais ne sait rien...
Celui ou celle qui croit tout savoir ne voit même pas l'ignorance brûler sur ses lèvres...
Nina soupira, elle savait que Bill ne parlerait pas.
Depuis le temps qu'il se taisait.. a quoi bon parler? Elle ne comprendrait pas. Ca avait l'air si simple à l'entendre, se défendre.. mais à quel prix?
-Je sais que ce n'est pas facile Bill...
Encore une réponse silencieuse. Il détacha enfin ses yeux de ses jambes et les plongea dans ceux de Nina. Il pouvait y voir et ressentir toute la sincérité et la compassion qu'elle éprouvait pour l'androgyne en cet instant.
-Ce soir, je..je veux pas sortir.
-J'essayerais de prendre nos plateaux et on mangera ensemble si tu veux.
Bill acquiesçait d'un petit signe de tête. Un peu de compagnie ne lui ferait sûrement pas de mal, et surtout ça lui éviterait de sortir et de faire face à ces hyènes assoiffées de haine envers le jeune homme.
Une fois de plus, il fuyait.
La lâcheté commence là où cesse le courage...
Et toute l'après-midi, Bill restait seul, allongé sur son lit, perdu dans ses pensées. Et Dieu savait ô combien Bill avait eu le temps de penser depuis qu'il était ici. C'était devenu la chose qu'il faisait le plus souvent.
Son ventre commençait à crier famine, il fallait dire aussi qu'il n'avait pratiquement pas touché à son assiette à l'heure du déjeuner.
Quelqu'un venait de frapper à sa porte, il se décidait à se lever et à aller ouvrir.
Nina.
Elle se tenait là, avec deux plateaux dans les mains. Bill souriait, un sourire sincère et reconnaissant. Ils allaient manger ensemble ce soir. Ce soir, il serait tranquille.
Ils s'installaient tous les deux sur le petit lit de l'androgyne.
La chambre était peu équipée, deux lits, deux armoires, une salle de bain, des toilettes, c'était ce qu'on pouvait qualifier de stricte minimum...
Le repas se passait sans un mot, ils n'en avaient pas besoin.
Nina savait que le coeur de Bill venait de se réchauffer d'un seul coup, qu'il était soulagé... Et Bill sentait que Nina était heureuse d'avoir fait ça pour lui.
A quoi bon parler... les coeurs parlent si franchement...
Le bonheur réside dans les choses simples...
-A demain Bill. Bonne nuit.
-A demain Nina. Merci...
-Je t'en pri bonhomme.
-Bonne nuit.
Nina quitta la pièce, un grand sourire déssiné sur ses lèvres, contente de son geste. Un geste pourtant simple mais qui était, pour Bill, comme exceptionnel...
Il s'endormira le coeur léger. Prêt à affronter son lendemain.
Ne pense pas, rien qu'une fois, laisse tes pensées s'envolées...
Je vous remercie une fois de plus pour vos commentaires qui m'ont tous fais plaisir.
J'espère que ça vous plais toujours autant ;) En tout cas, moi, je prend un immense plaisir à écrire cette fic ^^
Clique là si tu veux bien ;)
Dernière partie de ce chapitre.
Déjà 655 visites alors que ce blog est assez récent, ça fait vraiment plaisir. <3
Il était là, étendu de tout son long, sur son lit, son visage caché par l'oreiller, le corps encore quelque peu tremblant.
Il n'avait pas besoin d'imaginer ce qui se serait passé si Nina n'était pas intervenue, ils l'aurait frappé, torturé... comme il le faisait dès qu'ils pouvaient.
Et voilà qu'on refrappait à sa porte, Nina, sûrement, il n'y avait qu'elle qui venait le voir.
-C'est ouvert.
Le grincement de la porte poussait l'androgyne à se redresser. Elle entra et s'approcha doucement du jeune homme. Il était assis contre le mur, son oreiller pressait contre son torse, le regard fixé sur ses jambes repliées.
-Bill, ça va?
-Ui.
-Tu comptais les laisser faire? Il faut que tu te défendes Bill.
Il n'y avait rien à répondre. Elle n'avait jamais été à sa place, jamais elle n'avait été humilié à ce point, jamais elle n'avait été violenté, jamais elle avait vécu ce que Bill avait vécu. Alors comment se défendre face à une bande de brutes? Les frapper ou leur répondre pour qu'ils se moquent encore plus? Pour qu'ils le frappe encore plus?
Elle ignorait tout ce qu'il pouvait ressentir réellement. Elle croit savoir, mais ne sait rien...
Celui ou celle qui croit tout savoir ne voit même pas l'ignorance brûler sur ses lèvres...
Nina soupira, elle savait que Bill ne parlerait pas.
Depuis le temps qu'il se taisait.. a quoi bon parler? Elle ne comprendrait pas. Ca avait l'air si simple à l'entendre, se défendre.. mais à quel prix?
-Je sais que ce n'est pas facile Bill...
Encore une réponse silencieuse. Il détacha enfin ses yeux de ses jambes et les plongea dans ceux de Nina. Il pouvait y voir et ressentir toute la sincérité et la compassion qu'elle éprouvait pour l'androgyne en cet instant.
-Ce soir, je..je veux pas sortir.
-J'essayerais de prendre nos plateaux et on mangera ensemble si tu veux.
Bill acquiesçait d'un petit signe de tête. Un peu de compagnie ne lui ferait sûrement pas de mal, et surtout ça lui éviterait de sortir et de faire face à ces hyènes assoiffées de haine envers le jeune homme.
Une fois de plus, il fuyait.
La lâcheté commence là où cesse le courage...
Et toute l'après-midi, Bill restait seul, allongé sur son lit, perdu dans ses pensées. Et Dieu savait ô combien Bill avait eu le temps de penser depuis qu'il était ici. C'était devenu la chose qu'il faisait le plus souvent.
Son ventre commençait à crier famine, il fallait dire aussi qu'il n'avait pratiquement pas touché à son assiette à l'heure du déjeuner.
Quelqu'un venait de frapper à sa porte, il se décidait à se lever et à aller ouvrir.
Nina.
Elle se tenait là, avec deux plateaux dans les mains. Bill souriait, un sourire sincère et reconnaissant. Ils allaient manger ensemble ce soir. Ce soir, il serait tranquille.
Ils s'installaient tous les deux sur le petit lit de l'androgyne.
La chambre était peu équipée, deux lits, deux armoires, une salle de bain, des toilettes, c'était ce qu'on pouvait qualifier de stricte minimum...
Le repas se passait sans un mot, ils n'en avaient pas besoin.
Nina savait que le coeur de Bill venait de se réchauffer d'un seul coup, qu'il était soulagé... Et Bill sentait que Nina était heureuse d'avoir fait ça pour lui.
A quoi bon parler... les coeurs parlent si franchement...
Le bonheur réside dans les choses simples...
-A demain Bill. Bonne nuit.
-A demain Nina. Merci...
-Je t'en pri bonhomme.
-Bonne nuit.
Nina quitta la pièce, un grand sourire déssiné sur ses lèvres, contente de son geste. Un geste pourtant simple mais qui était, pour Bill, comme exceptionnel...
Il s'endormira le coeur léger. Prêt à affronter son lendemain.
Ne pense pas, rien qu'une fois, laisse tes pensées s'envolées...
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Je vous remercie une fois de plus pour vos commentaires qui m'ont tous fais plaisir.
J'espère que ça vous plais toujours autant ;) En tout cas, moi, je prend un immense plaisir à écrire cette fic ^^
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Dernière partie de ce chapitre.
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