Un regard perdu, un regard de méfiance, c'est la seule chose que pouvait voir Nina sur le visage de l'androgyne.
Elle se releva doucement du petit lit de Bill et le regardait avec un petit sourire qui se voulait rassurant et où on y voyait comme une demande de pardon; car elle savait que Bill ne voulait pas qu'on l'approche, qu'on le touche.
Un moment d'égarement de la part de notre femme de chambres...
Bill ne lui en voulait pas, il a juste été.. surpris. Il lui rendit un bref sourire puis baissa les yeux directement vers le sol. Il remarqua qu'il avait toujours la lettre de sa maman dans la main.
-On se reverra peut etre dans l'après-midi Bill.
-Ui. A tout à l'heure Nina.
-A tout à l'heure Bill, fais attention à toi.
Des mots qui se veullent tendres, et gentils, chose qui n'étonnait pas Bill de la part de Nina. Elle était si gentille face à cet être si fragile. Et non, ce n'était pas de la pitié qu'elle ressentait pour Bill, elle l'appréciait beaucoup, elle était sincère avec lui.
Les heures tournaient, l'heure du déjeuner approchait. Encore, une sorte de parcours du combattant. Il craignait ses sorties depuis toujours mais ne le montrait pas, il était faible, il en était conscient mais il ne le montrait pas, du moins, il essayait. Bill avait encore un minimum de fierté malgré tout.
Il n'avait pas faim, en fait si il s'écoutait il n'irait même pas mangé. Mais il n'avait pas le choix.. Il ne sortait que trois fois de sa chambre, juste pour manger, mais, pour lui, c'était déjà trois fois de trop.
Une ration servi sèchement dans une assiette, un plateau peu rempli.. Le repas de Bill Trumper était simple. Un petit morceau de pain, un verre d'eau et l'assiette, il n'y touchait même pas. Du moins pas aujourd'hui. De toute façon, si il voulait manger, on lui prenait son assiette... Quelle différence?
Aujourd'hui, on lui laissa son assiette mais toujours de nouveaux projectiles s'annonçaient, et il en était la principale cible...
Quelques grains de riz trouvaient refuge dans ses longs cheveux noirs. Et lui, Bill, ne disait rien. Il n'entendait que leurs rires endiablés et leurs quelques injures incompréhensibles. Il se sentait humilé et seul, une fois de plus...
La solitude est un jardin où l'âme se déssèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum...
Il ne prenait même pas la peine de poser son plateau, il sortit illico du refectoire, deuxième fois qu'il quittait sa chambre et il avait déjà hâte de la retrouver.
-Attend nous connasse.
Une main qui se posa sechement sur son épaule pour mieux le plaquer contre le mur. Aucune douceur dans ces gestes, Bill savait déjà ce qui allait se passer.
Cette bande de durs, de terreurs qui avait pour "chef" le plus costaud et aussi le plus violent. Nathan.
Des muscles qui se contractaient, des mains plaquées contre un mur, un regard apeuré, des membres tremblants. Bill. Qu'est ce qu'il allait prendre aujourd'hui?...
-Alors on a peur?
Que répondre? Bien sur qu'il avait peur, sa respiration était devenu saccadée, il tremblait plus que jamais et quelques gouttes de sueur naissaient sur son front. Oui, il était térrorisé comme à chaque fois. Et eux. Eux, ils riaient, se moquaient de lui, ils y prenaient du plaisir. des ordures, ils n'étaient que des ordures, ils aimaient faire du mal autour d'eux mais Bill restait leur cible favorite...
Il décidait de ne rien répondre, il aurait voulu fuir, sa chambre était juste face à lui malheureusement ses jambes l'en empêchaient, il était comme paralysé.
-Répond! T'a peur?
Il s'approchait, Nathan, sa hantise, il approchait encore et encore de l'androgyne, une main qui se lève, c'est à ce moment là qu'il aurait voulu se confondre, se mélanger avec le mur. Il esperait disparaitre. A jamais? Dans ces moments là.. oui.
Il allait encore se faire frapper, ça se passait toujours de la même façon.
La nature des hommes n'est pas fondamentalement méchante, certains prennent juste du plaisir à faire souffrir les autres...
-Laissez le!
Nina, c'était elle, pour la première fois depuis longtemps elle intervenait.
Les hyènes lançaient un regard méprisant à l'androgyne "même pas capable de se défendre", ce regard, c'est ce qu'il laissait entendre.
Bill ne bougeait pas, sa respiration reprenait un rythme régulier. Aucun regard vers Nina, aucun remerciement. De toute façon, si il ne se faisait pas frapper maintenant, ça arriverait plus tard.
Après avoir repris ses esprits, il retourna dans sa chambre.
Le temps guérit les blessures...Il faut savoir attendre, souffrir malgré soi.. Tes blessures sont profondes, tiens bon...
Merci à vous toutes pour vos commentaires encourageants.
Le chapitre 1 est assez long comme vous le voyez ..
L'arrivée de Tom est prévue pour dans ... 3 suites il me semble ^^
Oui j'ai des suites d'avances xD
Merci encore pour vos commentaires encourageants.
Pour les phrases soulignées, certaines sont de moi mais pas toutes.
<3
Elle se releva doucement du petit lit de Bill et le regardait avec un petit sourire qui se voulait rassurant et où on y voyait comme une demande de pardon; car elle savait que Bill ne voulait pas qu'on l'approche, qu'on le touche.
Un moment d'égarement de la part de notre femme de chambres...
Bill ne lui en voulait pas, il a juste été.. surpris. Il lui rendit un bref sourire puis baissa les yeux directement vers le sol. Il remarqua qu'il avait toujours la lettre de sa maman dans la main.
-On se reverra peut etre dans l'après-midi Bill.
-Ui. A tout à l'heure Nina.
-A tout à l'heure Bill, fais attention à toi.
Des mots qui se veullent tendres, et gentils, chose qui n'étonnait pas Bill de la part de Nina. Elle était si gentille face à cet être si fragile. Et non, ce n'était pas de la pitié qu'elle ressentait pour Bill, elle l'appréciait beaucoup, elle était sincère avec lui.
Les heures tournaient, l'heure du déjeuner approchait. Encore, une sorte de parcours du combattant. Il craignait ses sorties depuis toujours mais ne le montrait pas, il était faible, il en était conscient mais il ne le montrait pas, du moins, il essayait. Bill avait encore un minimum de fierté malgré tout.
Il n'avait pas faim, en fait si il s'écoutait il n'irait même pas mangé. Mais il n'avait pas le choix.. Il ne sortait que trois fois de sa chambre, juste pour manger, mais, pour lui, c'était déjà trois fois de trop.
Une ration servi sèchement dans une assiette, un plateau peu rempli.. Le repas de Bill Trumper était simple. Un petit morceau de pain, un verre d'eau et l'assiette, il n'y touchait même pas. Du moins pas aujourd'hui. De toute façon, si il voulait manger, on lui prenait son assiette... Quelle différence?
Aujourd'hui, on lui laissa son assiette mais toujours de nouveaux projectiles s'annonçaient, et il en était la principale cible...
Quelques grains de riz trouvaient refuge dans ses longs cheveux noirs. Et lui, Bill, ne disait rien. Il n'entendait que leurs rires endiablés et leurs quelques injures incompréhensibles. Il se sentait humilé et seul, une fois de plus...
La solitude est un jardin où l'âme se déssèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum...
Il ne prenait même pas la peine de poser son plateau, il sortit illico du refectoire, deuxième fois qu'il quittait sa chambre et il avait déjà hâte de la retrouver.
-Attend nous connasse.
Une main qui se posa sechement sur son épaule pour mieux le plaquer contre le mur. Aucune douceur dans ces gestes, Bill savait déjà ce qui allait se passer.
Cette bande de durs, de terreurs qui avait pour "chef" le plus costaud et aussi le plus violent. Nathan.
Des muscles qui se contractaient, des mains plaquées contre un mur, un regard apeuré, des membres tremblants. Bill. Qu'est ce qu'il allait prendre aujourd'hui?...
-Alors on a peur?
Que répondre? Bien sur qu'il avait peur, sa respiration était devenu saccadée, il tremblait plus que jamais et quelques gouttes de sueur naissaient sur son front. Oui, il était térrorisé comme à chaque fois. Et eux. Eux, ils riaient, se moquaient de lui, ils y prenaient du plaisir. des ordures, ils n'étaient que des ordures, ils aimaient faire du mal autour d'eux mais Bill restait leur cible favorite...
Il décidait de ne rien répondre, il aurait voulu fuir, sa chambre était juste face à lui malheureusement ses jambes l'en empêchaient, il était comme paralysé.
-Répond! T'a peur?
Il s'approchait, Nathan, sa hantise, il approchait encore et encore de l'androgyne, une main qui se lève, c'est à ce moment là qu'il aurait voulu se confondre, se mélanger avec le mur. Il esperait disparaitre. A jamais? Dans ces moments là.. oui.
Il allait encore se faire frapper, ça se passait toujours de la même façon.
La nature des hommes n'est pas fondamentalement méchante, certains prennent juste du plaisir à faire souffrir les autres...
-Laissez le!
Nina, c'était elle, pour la première fois depuis longtemps elle intervenait.
Les hyènes lançaient un regard méprisant à l'androgyne "même pas capable de se défendre", ce regard, c'est ce qu'il laissait entendre.
Bill ne bougeait pas, sa respiration reprenait un rythme régulier. Aucun regard vers Nina, aucun remerciement. De toute façon, si il ne se faisait pas frapper maintenant, ça arriverait plus tard.
Après avoir repris ses esprits, il retourna dans sa chambre.
Le temps guérit les blessures...Il faut savoir attendre, souffrir malgré soi.. Tes blessures sont profondes, tiens bon...
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Merci à vous toutes pour vos commentaires encourageants.
Le chapitre 1 est assez long comme vous le voyez ..
L'arrivée de Tom est prévue pour dans ... 3 suites il me semble ^^
Oui j'ai des suites d'avances xD
Merci encore pour vos commentaires encourageants.
Pour les phrases soulignées, certaines sont de moi mais pas toutes.
<3
